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Artistes

Exposition Project room : Soul to soul - Chourouk HRIECH - 12/02/2010 au 25/04/2010

Chourouk Hriech

Né(e) en 1977
à Bourg-en-Bresse
Vit et travaille à Marseille

 

Exposition : Soul to soul


« À la façon d’un apprenti archéologue, je m’emploie à sonder les strates des constructions de l’homme et de son environnement. À travers une navigation urbaine, au cœur de « l’île singulière », « mon œil agrippe un monde de matière, pour le nouer en nattes ou en tapis volant ». D’amorces de récits autour de distorsions, d’assemblages, de recompositions de lieux et d’aventures, naissent des paysages architecturaux, urbains et maritimes comme des emblèmes compagnes de mes mythographies.» Chourouk Hriech

Le premier étage du Centre Régional d’Art Contemporain accueille l’exposition Soul to soul de l’artiste Chourouk Hriech. Point de départ à sa pratique artistique : le noir et blanc du dessin. Dans l’exposition, les wall drawings, les dessins sur panneau de bois, sur papier, les objets et les éléments architecturaux explorent un dédale peuplé d’architectures anciennes et récentes, réelles et imaginaires, de personnages leitmotiv, d’animaux, de végétaux et de chimères. Résultat d’un assemblage complexe et foisonnant de motifs, à partir de l’exploration attentive des lieux où l’artiste séjourne, l’espace du dessin dresse une cartographie mythologique et utopique, les plans et les lignes se faisant l’écho des strates successives de la mémoire. Aucune place n’est laissée au repentir, le fil de la pensée graphique suit son cours. Ainsi architecturé, le noir et blanc dessine, dans un même mouvement chaotique, une frontière et un passage, un entre-deux, un équilibre : Soul to soul (« D’une âme à l’autre »). Le dessin se détache du mur, il émerge du sol, il ressort du plafond…
Un élément architectural (moucharabieh) noir à claire-voie étoilée matérialise l’entrée de l’exposition. A l’horizontal, entre le plafond du rez-de-chaussée et le sol du premier étage, il invite à passer au dessus d’une constellation d’étoiles. Au mur, Basilica Nauticus, un dessin aux consonances méditerranéennes, répond en miroir aux dessins Chemin de passage et Tournant, dans la salle opposée. La figure féminine, point de fuite à la composition, ponctue le premier plan de ces dessins, comme une tentative de ramener à la mesure humaine la démesure architecturale des paysages urbains. Issus de la sérieLevée d’ancre, présentée en 2009 au Printemps de septembre à Toulouse, ces dessins introduisent une pratique nourrie de stratifications, de mémoires, de sources iconographiques, et d’œuvres déjà réalisées, chaque dessin en étant une ramification.
Dans la grande salle, est présenté un ensemble de nouvelles œuvres réalisées in situ, autour de prélèvements visuels et graphiques effectués par l’artiste dans la ville de Sète. L’espace est construit telle une mise à jour « archéolo-graphique » des interstices paysagers de « l’île singulière ». Bateaux, architectures et résidus de l’industrie portuaire, fragments de vie et écumes sont pris dans le tourbillon des vestiges de cinq colonnes émergées du sol et les diagonales de panneaux de bois décrochés du mur. Imbriquées dans le paysage, des formes géométriques contribuent à l’abstraction d’un univers en perpétuelle mutation

 

Exposition : Plan 6/4


Co-Bushis Acte I & II, 2004, dessin, installation

Oniriques, passionnés, drôles ou cruels, simples, voire puérils, quelques fois graves, les dessins compilés dans “Le pink book” de Chourouk Hriech (ed. Villa Saint-Clair, Sète, 2003) offrent un panorama relativement étendu de la fertilité graphique autant que de l’imaginaire de l’artiste.Ici, objectivement, sur le papier au mur qui pourrait être un kakejiku - ces rouleux japonais tendus entre deux bambous - des archanges samouraï posés sur leur nuage noir, sous leurs ombrelles, descendent vers le macadam. Sur le sol noir, sous des ombrelles blanches une femme attend. Mais en aucun cas des femmes ont pu, ou peuvent encore accéder au statut de guerrier bushi. En aucun cas, non plus des femmes voilées par une ombrelle n’ont pu et, ne peuvent toujours pas, être armée d’un sabre mortel. A observer les dessins et l’installation de Chourouk Hriech, on pourrait évoquer cette légende japonaise quelque peu libératrice. Il était une fois, une très belle princesse nommée Kaguya. Kaguya-Himé, princesse de la Lune, désirée par les puissants de la terre et qui refusait sans cesse les avances et les offrandes d’une ribambelle de prétendants tous plus beaux les uns que les autres, tous plus riches les uns que les autres. Jamais elle ne succombait aux vanités humaines. Un jour, elle affirma que les chevaliers de la Lune allait bientôt venir l’emmener. Le royaume s’organisa, mis en place une immense armée pour empêcher ce rapt d’infidèles. Rien n’y fît. Les archanges armés descendirent sur leur nuage noir, et avec une légère facilité portèrent Kaguya-Himé vers son véritable destin.Parlant de ses tableaux - quand elle évoque ses dessins - Chourouk Hriech affirme : c’est ainsi une manière de donner la possibilité à la petite bergère et au ramoneur du Roi et l’Oiseau de sortir de leur toile et de parcourir le monde.L’arme est l’ombrelle Le sabre fait peur aux ânesÔ ! nuages noirs.

 

Exposition : Nos Troubles


Chourouk Hriech dit "réagir "à des lectures erronées d'un mixage culturel dans l'art. " Ainsi, abandonne-t-elle la vidéo pour le dessin ,"le dessin à même les murs et son extension dans l'espace au moyen d'une mise en volume qui crédite et complète ce même dessin." Pour l'exposition "Nos troubles", Chourouk Hriech réalise un dessin sur bâche, tendu à distance du mur, ménageant, dans le même temps, une situation d'espace et de circulation. "Pigs of love", titre suffit à nous mettre sur la piste, après, reste à l'expérimentation dans l'espace. Le dessin garde la trace de son support initial, le carnet. Ici la transparence du drapeau joue sur une emblématique ouverte, celle de l'écran de projection avec une double projection sur chaque face du même tissu qui rend lisible l'écriture à l'envers et inversement, suivant le point de vue. Une lecture des sens, ceux de l'écriture et de ce que l'on y entend. Le dessin comme l'écriture interrogent leurs rapports et ce que leur échelle dans l'espace a de proclamatoire et de jubilatoire. L'écriture, par son échelle s'ouvre à l'espace et se charge d'une générosité que vient apporter le souffle d'un léger courant d'air frais. L'économie que génère le dessin dans la pratique de Chourouk Hriech, Valérie du Chéné et Cécile Noguès, n'est pas sans poser des questions nouvelles vis-à-vis de cette appropriation du dessin, tel un médium plus direct que celui de la vidéo qui, paradoxalement, dans les années soixante, paraissait être le médium le plus direct pour les artistes. Le dessin de ces trois jeunes artistes peut-être également lu dans cette perspective.

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