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Artistes

Marcel Mariën

Né(e) en 29 avril 1920
à Anvers, Belgique
Décédé le 19 septembre 1993, à Bruxelles, Belgique

Marcel Mariën (Anvers, 29 avril 1920 - Bruxelles, 19 septembre 1993) est un écrivain surréaliste belge, poète, essayiste, éditeur, photographe, cinéaste, créateur de collages et d'objets insolites. Il est en 1979le premier historien du surréalisme en Belgique.

Né à Anvers,  Marcel Mariën entre en 1933 au lycée d'Anvers où il éprouve des difficultés d'adaptation, l'enseignement y étant entièrement donné en flamand. À quatorze ans il lit L'Émile de Jean-Jacques Rousseau, Le jour de ses quinze ans, il est placé comme apprenti chez un photographe et s'essaie lui-même à la photographie. La même année, il fréquente l'École populaire supérieure pour les travailleurs et rencontre dans une exposition à Anvers deux tableaux de René Magritte. En 1936, il lit Mémoires écrits dans un souterrain de Dostoïevski, découvre les livres et les revues surréalistes, commence à écrire des poèmes dans leur esprit. Coursier et gratte-papier chez un agent de change dont il détourne quelques sommes, il va en 1937 voir, à vélo depuis Anvers, René Magritte chez lui à Jette, 135 rue Esseghem, y rencontre le même jour Paul Colinet puis, place de Brouckère, Louis Scutenaire, Irène Hamoir, Paul Nougé, et participe en septembre à l'exposition surréaliste organisée par E. L. T. Mesens à Londres. Il y expose son premier objet, L'introuvable (titre donné par Magritte), ses lunettes, qu'il vient de casser, réduites à un seul verre et deux branches.

Faisant à partir de janvier 1939, pour dix-sept mois, son service militaire à Anvers, Mariën collabore en janvier 1940 à L'Invention collective de Magritte et Ubac. Lors de l'invasion de la Belgique, il soigne les blessés à l'hôpital d'Anvers. Après neuf mois de captivité, il est en 1941 libéré à Anvers, retrouve à Bruxelles (en bicyclette) Magritte, Nougé, Scutenaire, Ubac et rencontre Christian Dotremont. Il fonde alors les éditions L'Aiguille aimantée (nom donné par Nougé) qui publie notamment Moralité du sommeil de Paul Éluard, avec trois dessins de Magritte, et fait la connaissance d'« Elisabeth » (Altenloh) qui est durant dix ans l'une de ses passions les plus durables et dont il élève l'un des deux fils.

Mariën participe rapidement avec Scutenaire et Nougé à l'invention des titres des peintures de Magritte. À partir de 1942 il se rend fréquemment à Paristransportant clandestinement pour un commerce illégal des toiles de Renoir, Picasso, Léger, Chirico ou Magritte. Il peut ainsi publier plusieurs ouvrages sous l'enseigne Le Miroir infidèle. Autour de la revue La Main à plume, il rencontre à Paris Queneau, Leiris, le peintre Dominguez. En août 1943 il publie la première biographie de Magritte dont il défendra en 1947, dans Les corrections naturelles, la « période Renoir ». En 1945 Mariën collabore à la revue Le Ciel bleu, publie La terre n'est pas une vallée de larmes (Breton, Char, Colinet, Dominguez, Dotremont, Éluard, Irène Hamoir, Magritte, Picasso, Queneau, Scutenaire, Ubac) et, en 1946 et 1947, édite la collection Le Miroir infidèle.

En 1948 Mariën s'installe comme bouquiniste à Schaerbeek. En mars 1953 il rencontre Jane Graverol lors de vernissage d'une exposition de Magritte qu'elle organise dans la cave de Temps mêlés qu'a fondé en décembre 1952 André Blavier à Verviers. Durant une dizaine d'années il vivra avec elle une liaison tumultueuse.

Mariën, après avoir réalisé en 1958 un film expérimental de cinq minutes, Opus Zéro, produit et réalise en 1959 le film L'Imitation du cinéma, dont Tom Gutt est l'acteur principal, farce érotico-freudienne contre l'Église, qui provoque lors de sa projection le 15 mars 1960 un scandale suivi le 17 d'une plainte déposée au parquet de Bruxelles. Le film sera encore projeté à Liège, à Anvers dans une salle des fêtes et à Paris au Musée de l'Homme puis, la demande d'autorisation repoussée, interdit en France en février 1961. En juin 1962 Mariën confectionne contre Magritte le tract apocryphe Grande baisse, illustré d'un billet de cent francs à l'effigie du peintre, qui présente un barème définitif de ses œuvres à des prix dérisoires et mystifie jusqu'à André Breton. Ayant vendu tout ce qu'il possède, il part en 1963 pour les États-Unis tenter de rejoindre, en vain, une jeune nièce d'« Elizabeth ». Il s'y fait garde-malade, commis dans une librairie, dactylographe, et tente de vendre ses projets de films.

En 1964 Mariën s'embarque pour le Japon puis Saigon, il travaille durant seize mois à Pékin comme correcteur du journal de propagande La Chine en construction, croise Chou En-laï, Tchen Yi et Teng Siao-ping, prenant rapidement une conscience « horrifiée », écrira-t-il, de « la supercherie monumentale du pseudo communisme chinois » et de « la condition authentiquement faite à l'homme » sous son régime qu'il dénoncera dans une série d'articles publiés dans Le Soir et dans le jounal danois Politiken. Ayant rompu son contrat il passe par Hong Kong, le Viêt Nam, la Malaisie, l'Inde, le Pakistan et l'Égypte pour débarquer à Marseille en mars 1965.

Rentré à Bruxelles, Mariën publie en 1966 L'Expérience continue de Paul Nougé et de très nombreux textes inédits des surréalistes belges dans Les Lèvres nues de 1968 à 1975 (douze numéros) et dans la collection Le Fait accompli (135 numéros), notamment les écrits de Magritte et le Journal de Nougé. Ses publications seront illustrées d'œuvres de Jane Graverol, Valentine Hugo, Hans Bellmer, Magritte, Yves Bossut et Claudine Jamagne. Une première exposition, Rétrospective et nouveautés, 1937-1967, présente en 1967 ses collages, de caractère érotique pour les uns, pornographique pour les autres, et ses objets, composés à partir de 1966. . Mariën se marie en août 1969 avec Gudrun Steinmann, puis divorce.

À l'occasion de la dixième biennale de poésie organisée en 1970 au casino de Knokke, il édite et distribue un carton composé de deux volets détachables, dont l'un avec la mention « Bon pour sauter une poétesse ». La même année il provoque une affaire judiciaire en dénonçant l'exposition de faux Magritte dans une galerie de Bruxelles. Pour avoir rappelé son passé de collaborateur des nazis, notamment comme critique d'art pour le journal de Léon Degrelle Le Pays réel il est, en 1973, traîné en justice par Marc Eemans mais, défendu par Tom Gutt, gagnera le procès en 1975. Cette action l'incitera à éditer en 1973 un long tract intitulé Autant en rapporte le vent dans lequel il apporte une justification argumentée de son rappel du passé collaborationniste de Marc Eemans. Une nouvelle passion l'attache à Hedwige Benedis, qui meurt prématurément.

Mariën publie en 1979 l'ouvrage de référence sur l'histoire du surréalisme en Belgique, L'activité surréaliste en Belgique (1924-1950). Il multiplie dans ces années ses photographies de nus. En 1983 Georgette Magritte lui intente un procès à la suite de la publication du Radeau de la mémoire, dans lequel il raconte ses aventures avec Magritte, et en 1988, Irène Hamoir après l'édition d'éléments de la correspondance de Scutenaire (à propos de l'exclusion du groupe d'André Souris). Mariën, qui chaque fois répond par des tracts, n'en édite pas moins en 1990 l'ensemble des lettres que Scutenaire lui a adressées entre 1936 et 1976.

Marcel Mariën meurt en 1993 d'un cancer, à la clinique César de Paepe à Bruxelles.Son activité incitera son adepte Jan Bucquoy à brûler une peinture de Magritte lors d'un happening en 1991.


Exposition collective : La Tempête -Acte IIMarcel MARIËN24.03  > 21.05.2018

 Marcel MARIËN - La tempête II @CRAC OCCITANIE à Sète
Exposition collective La tempête II @CRAC OCCITANIE à Sète -Marcel MARIËN, L’Atome au Grand Cœur, 1972 Collage sur papier, 26,5 x 17,6 cm

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