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Artistes

Exposition : Ainsi de suite 1 - 21/04/1997 au 22/06/1997

Jean-Pierre Bertrand

Né(e) en 1937
à Paris
Vit et travaille à Parid


Exposition : ... Confiture demain et confiture hier - Mais jamais confiture aujourd'hui ...  - 03.05.02 > 02.06.2002

Passing Through, 2002, 7'40"

 

Passing through - Jean-Pierre Bertrand

 

 

Passing Through, est un montage à partir de cadrages, de détails, d’un plan de 7 secondes du dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut, plan intermédiaire entre deux séquences du film au cours duquel une voiture jaune roule sur un pont suspendu. Le cadrage des détails puis leur montage ont été obtenus sur un ban de montage numérique. L’écran de l’ordinateur faisant office de réceptacle de " substance filmique d’où furent extraits autant de plans nécessaires au montage. Le ‘’Prelugio Adagio’’ de la suite n°4 op.50 de Nicolas Bacri crée un espace sonore qui absorbe en quelque sorte l’espace de l’image, en matérialise le silence – une durée en suspens. L’œil accommode à la fois en surface et en profondeur. La perception est déjouée. Le leurre accompagne la vision. Tout semble se créer, se générer de l’intérieur. La substance filmique est engendrée de l’intérieur du plan de 7 secondes qu’on ne voit jamais dans sa totalité. Extrait du communiqué de presse Galerie Michel Rein, exposition du 3 mars au 11 mai. 

D’ordinaire, écrire l’épaisseur d’une image cinématographique entraîne les dangers propres à toute métaphore. La métaphore est dangereuse en ce qu’elle loupe son objet. Elle le rate puisqu’elle lui substitue un autre nom : un joli corps n’est pas une rose, il est un joli corps. Et une image cinématographique, c’est une image cinématographique : un phénomène dont il faut bien convenir qu’il est sans épaisseur et qu’il forme un quelque chose qui ne se palpe pas. Qui le tente, caresse une toile, ou un mur. Or cette pièce de Jean Pierre Bertrand, Passing Through, nous contraint à écrire sans métaphore que l’image cinématographique est épaisse. Du moins l’est-elle entre ses mains au moment où celles-ci décident de toucher à l’étoffe d’Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick (1999). Encore est-ce un évènement provisoire puisque, passé l’instant de ce contact - celui des mains de Jean-Pierre Bertrand modelant cette texture filmique – Passing Through retourne à son sort cinématographique en étant, comme ici-même, projeté. L’épaisseur d’Eyes Wide Shut n’est donc là que témoignée, rapportée par ce DVD qui en contient toutes les preuves.


L’artiste s’est saisi, dans Eyes Wide Shut, d’un plan d’une durée de 6 secondes et qu’il installe en ouverture de sa pièce. C’est une séquence, dirait-on, des plus anodines : un taxi new-yorkais est cadré, en une légère plongée, traversant un pont de la ville, la nuit. Mais l’anodin, chez Kubrick, contredit toujours la vacuité et s’impose forcément comme évènement formel, d’autant plus formel qu’il a toutes les apparences de l’insignifiance. C’est à cela, manifestement, que rend hommage Jean-Pierre Bertrand en décidant de passing through ce court plan d’Eyes Wide Shut. Les 7 secondes initiales ne sont d’ailleurs pas étirées en 7 mn 40. Ces 7 mn 40 forment le temps nécessaire à l’exploration tactile de ce plan. Jean-Pierre Bertrand, par la voie d’un banc de montage numérique, touche à toutes les parcelles de cette séquence kubrickienne. Il en modèle certaines zones, s’en éloigne et en re-modèle d’autres, cela dans un doux mouvement qu’adoucit encore ce ‘’Preludio Adagio’’ composé par Nicolas Bacri. Ce sont alors moins des images qui en découlent que des textures : des textures secrètes dans le grain desquelles Jean-Pierre Bertrand se faufile, démontrant ainsi l’épaisseur possible d’une image cinématographique.

 

 

 

Exposition : Ainsi de suite 3 #1 - A Slip of the mind

 


A.B.R.A.K.A.Z., extrait de la phrase de 45 lettres qui inclut :


"A.B.R.A.K.A.Z. OU L'ORIGINE DU NOMBRE DANS UN MONDE DE LETTRES". Le nombre 54 qu'on retrouve dans plusieurs travaux de Jean-Pierre Bertrand s'inverse ici en 45. Le nombre de lettres (x7) et la lettre en nombre (3 x A) -(1 x B-1 x R-1 xK - 1 x Z), hors de la continuité de l'énoncé, se manifestent en tant que lieu de lumière qui résiste au signifiant, à ce qui le nomme et par là, en prendrait possession.

 

 

 

Exposition : Ainsi de suite 1


« Tourner les six faces d’un cube comme on tourne les pages d’un livre », 1997, 5 cubes acier 9 x 9 x 9 cm sous vitrine, lettrage autocollant et peinture à même le mur.

 

Jean-Pierre Bertrand


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