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Artistes

Philippe terrier-Hermann

Philippe Terrier-Hermann

Né(e) en 1970
Vit et travaille à Paris

Philippe Terrier-Hermann est né en 1970 en France. Après des études de photographie à La Cambre à Bruxelles et à la “School of the Art Institute of Chicago” il réalise son premier travail “intercontinental 1996-2000” à la “Rijksakademie van Beeldende Kunsten” à Amsterdam. Puis il séjourne à Bruxelles, à Rome (Villa Médicis), à Paris (cité des Arts) et à Tokyo (Villa Médicis Hors les Murs).

Depuis 2000, il a exposé au Centre National de la Photographie à Paris au Museum voor Fotografie à Anvers, à la Biennale de Sharjah aux Emirats Arabes Unis, à la maison Grégoire à Bruxelles au Centre d'art contemporain de Castres, à la villa Arson à Nice et cette année à la Biennale de Busan en Corée du sud. Ses Vidéos ont été projetées à l’occasion des soirées Point Ligne Plan à La Fémis à Paris, au Super Deluxe à Tokyo, aux Ets d'en face à Bruxelles, à De Appel à Amsterdam au Jeu de Paume, à la cinémathèque et au Grand Palais à Paris et au Centro Reina Sofia à Madrid. Certaines font aussi parties des collections du Musée National d'Art Moderne, Centre Georges Pompidou à Paris.

Il a publié 4 ouvrages "Fascination & Romans", "internationales", "106 beautés japonaises" et « 93 beautés Hollandaises » avec l’éditeur néerlandais ARTIMO puis Veenman.

Romans, 2002

 

Depuis 1996, Philippe Terrier-Hermann a constitué, sous le titre Intercontinental, un ensemble évolutif qui comprend à ce jour des éléments de mobilier, une robe haute-couture, une ligne de prêt-à-porter, des bibelots en céramique, un parfum à son nom, des vidéos et des photographies. Cet ensemble, présenté sous forme d'installations, traduit une esthétique du pouvoir, qui emprunte aux modèles de marketing et nous renvoie à l'ambiguïté de nos comportements (voyeurisme - projection - distance critique) face aux attributs d'une certaine réussite sociale. " Je n’ai pas d’intérêt pour les histoires, je préfère filmer des scènes " précise Philippe Terrier-Hermann. Sans narration continue, sans psychologie des personnages, sans grande qualité technique particulière, sans aucun effet visuel non plus, sans grand intérêt au fond, son dernier film, Romans, est épouvantablement agaçant : sur fond de Villa Medicis, un groupe clairsemé de créatures de mode, jeunes gens beaux et glamours comme des dieux publicitaires, en costume Armani et robes haute-couture, déambulent dans les jardins, les chambres et les couloirs de la résidence romaine. Ce film est un huis clos. Il met en scène une quinzaine d'acteurs italiens pendant un temps non déterminé et se joue de différents clichés liés aux cultures italiennes et américaines. En effet les acteurs, comme prisonniers de leurs sentiments, n'ayant aucune prise avec la réalité, flirtent, se séparent et se courtisent inlassablement dans cette langue italienne si passionnée. Tandis que les sous-titres anglais nous plongent dans une réalité économique d'une superficialité insoutenable, les conversations amoureuses italiennes deviennent par une traduction infidèle les dialogues d'une jet set new-yorkaise qui n'en peut plus d'être riche et qui se plaint de ses modèles de vie. L'atmosphère empruntée à certains films italiens ou français des années soixante ou soixante-dix (Antonioni, Buñuel, Duras, Resnais, Visconti), est pesante, le palais tel une prison place les acteurs devant leur impossibilité d'exister vraiment, simplement. Les relations humaines rendues caduques mèneront les personnages dans une névrose qui ne dérangera que les non initiés. Néanmoins par son esthétique, son environnement, la beauté plastique des acteurs, les vêtements, ce film reste un objet de désir, comme la publicité d'une marque voulant célébrer la réussite et la beauté. Le spectateur sera donc placé dans une situation délicate, entre attraction et répulsion, explorant ce sentiment étrange d'identification et de rejet allergique de celui-ci.

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Le centre d'art sera fermé pendant l'accrochage de la prochaine exposition collective Tempête du Lundi 25 septembre au Vendredi 24 novembre 2017 à 18h30, jour du vernissage.

 

Invitation au CRAC de Carole Delga - mardi 18/7/2017 19h


Membre de d.c.a. association française du Développement des Centres d'Art

 

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