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Artistes

Exposition thématique - Nos troubles - 15/11/2002 au 12/01/2003

Nathalie Rao

Né(e) en 1968
à Paris
Vit et travaille à Paris

 

Exposition : Nos Troubles


Qu'elle utilise la vidéo ou la photographie, Nathalie Rao interroge le rapport à l'œuvre et au monde, de manière toujours expérimentale, proche de la performance. Son analyse de l'image passe davantage par le ressentir que le choc frontal. Aujourd'hui, sa pratique s'attache à la matière même de l'équation interrogative, son vocabulaire, son contexte.La pièce, intitulée "projection", réalisée pour Sète, est une mappemonde au sol, constituée de sang artificiel, celui que l'on emploie au cinéma. La mappemonde constitue déjà en soi une déformation du monde, issue de différentes projections cartographiques, une peinture d'histoire équivalente à l'écriture des scribes : compte des flux des marchandises et du paysage en réseau construit pour rendre exploitable l'expansion coloniale et commerciale de l'Empire. Autre lecture de "projection", un point de vue en hauteur d'où la mappemonde devient miroir. Le spectateur peut alors voir son reflet dans le glaçage rouge sang virant au noir sous les projecteurs du dispositif d'exposition. Immersion : le temps de l'exposition, le processus va se mettre en œuvre, l'image va bouger. Une affiche composée d'une liste de mots, rouge sur fond blanc dresse le tableau d'une situation entre fiction d'horreur, celle du film "l'exorciste 3" qui donne le titre, "exorciste 4" à cette nomenclature de la violence latente, quotidienne et ordinaire qui constitue chacun. Un retour du refoulé ? "La violence qui nous constitue questionne la personne et sa responsabilité, ses ambiguïtés, et ses paradoxes, son identité, la violence et la peur, deux domaines, qui, à force d'être évités par "le politiquement correct" , ne font qu'engendrer des monstruosités. Que choisit-on lorsque l'on regarde une œuvre d'art ? "Pour moi, dit Nathalie Rao, utiliser la carte du monde est un geste important en soi."

 

 

 

"Des mots sont inscrits sur des bandes de papier.  Des phrases se créent ou hasard du défilement."

Nathalie Rao, 1995

Exposition : Ainsi de suite 3


Ayant abandonné la peinture à la sortie de son école d'art à Cergy-PontoiseNathalie Rao se met à travailler avec des appareils comme le Super 8 et la vidéo, des outils pour voir, videor en latin. En fait, elle se confie à la machine, en mode automatique. pour enregistrer ce qu'elle regarde simultanément. Pourtant. elle essaye de sortir du hors du cadre traditionnel, acceptant la vue limitée de ces outils pour lui substituer une vision. Inévitable à éviter. Car ce cadre existe partout dans le paysage, partout dans la communication. C'est une extrémité de notre appréhension. Il ne faut pas y être enfermé, mais se tenir au bord. Pour cette raison, Nathalie Rao doute aussi de la langue. Cet outil de communication nous piège dans la vraissemblance de la compréhension. On pense que l'on partage la même conception, mais sur quelle dimension, à quel degré ? Le degré zéro de la langue pourrait advenir au moment où l'on se tait.

Nathalie Rao sort dans la ville, le cadre énorme et vaste qui nous entoure. Elle y installe les grandes affiches tirées à partir de négatifs trouvés dans la rue, puis elle prend des photos de cette mise en espace. Perturbation discrète de l'environnement ; traces mnésiques incongrues autant que fondues dans le paysage, comme on dit fondu-enchainé. Décadrage de la vie, plus par recadrage, Nathalie Rao fait sauter les cadres de l'existant et de l'inexistant pour faire témoigner la réalité à propos d'elle-même. Ainsi assiste-t-on au spectacle miraculeux et quotidien de la rue, que l'artiste enregistre dans sa tête pour en refaire la scène destinée à être ensuite filmée. Reprise et doublure. Au coeur du projet de Nathalie Rao, il y a le hasard, autant qu'expérience et enjeu pour (se) faire rencontrer les surprises du destin.

Sur les bandes de papier, on trouve des mots comme l'amour, le corps, l'erreur, l'espace, l'indicible, le travail, meurt, naît. Le nécessaire de la vie est représenté par le substantif, le verbe et l'adjectif se rencontrant par hasard. Des mots dans une foule. La coïncidence est provoquée par le coulissement de rouleaux de papier qui tournent autour d'une barre métallique.
Les mots sont choisis parce qu'ils sont les principales préoccupations de Nathalie Rao, mais complètement détachés de leurs contextes, exposés nus. Ici, l'artiste expérimente la possibilité de maîtriser la chance de la nature. Le chemin qui nous amène à rencontrer la merveille de la vie. Est-il possible de percer le mystère ? La question demeure et Nathalie Rao continue sa recherche, en se demandant, qui suis-je ?

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