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Artistes

Ni Haifeng - No-man's land (au mur à gauche), 1999-2001 - photographie

Ni Haifeng

Né(e) en 1964
à Zhoushan, Chine.
Vit à Amsterdam.

No-man’s-land, 1999-2001, 14 photographies

 

Ni Haifeng - No-man's land
Ni Haifeng - No-man's land

 



“L'horizon qui s'étend physiquement jusqu'à 16 km de notre œil, qui est pour nous non seulement un paysage mais aussi ce que l’on voit venir, est en train de disparaître du paysage urbain d'aujourd'hui. Cette disparition est on ne peut plus évidente dans le parc de loisir de Madurodam ou dans n'importe quel autre ‘no-man's-land dysney-esque’
Ma série de photos No-man’s-land montre des paysages urbains qui ne sont pas réels. Les images ont été prises dans le parc Madurodam, méticuleuse reproduction en miniature de tout ce que la Hollande peut offrir comme divertissements. Mais il est plus que cela, pour moi Madurodam est un reflet de la platitude de l'environnement dans lequel nous vivons aujourd'hui. La différence entre la réalité dans laquelle nous vivons et ‘une irréalité programmée’ que nous allons visiter de temps en temps n'est pas aussi claire qu'on pourrait le croire. Autrement dit, la distance qui sépare le réel de l'irréel est dangereusement étroite.
Les photos présentent une certaine distorsion du près et du loin, et une perturbation des distances et des perspectives. Les paysages urbains sont rendus plats, étroits, lisses, flambants neufs, donc absurdes. À un autre niveau, Madurodam est un monument archéologique construit dans les années 50 pour rendre hommage au héros militaire, antillais d'origine, George Maduro. Ce monument voulait en même temps rendre hommage à la patrie de Maduro. Avec le temps, la ville de Madurodam a rassemblé à l'échelle de 1:25e, un large éventail d'éléments caractéristiques du pays. La Reine Béatrix de Hollande a même été Maire de cette fausse ville. Cependant, Madurodam n'est pas, à proprement parler, une maquette ; c'est plutôt un simulacre vivant qui fonctionne. Ainsi, les trains, les automobiles, les bateaux et les avions (bien qu'ils ne décollent jamais) s'agitent à longueur d'années, et les mouettes crient et font leurs nids au milieu des habitants en plastique, qui ne bougent jamais. À mon avis Madurodam balance entre une sorte de Lilliput artificiel et (plus sérieusement) la représentation de l'imaginaire hollandais - à quoi les Pays-Bas devraient ressembler et quelle est la meilleure ‘hollandité’. En ce sens No-man's-land peut être perçue comme une satire de la représentation nationale sur papier glacé. Étymologiquement, le terme no-man’s-land désigne une " zone frontière " qui n'appartient à personne et que personne ne contrôle. Pris comme titre, il évoque un espace entre le réel et l'irréel, entre la réalité et l'imaginaire. Pris dans son sens le plus littéral, c'est un endroit qui se situe où personne ne vit”.

Ni Haifeng, traduit de l’anglais par Michel Giordano

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