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Artistes

Exposition thématique - Surfaces polyphoniques - 04/02/2006 au 26/03/2006

Daniel Pflumm

Né(e) en 1968
à à Genève, Suisse
Vit et travaille à Berlin

 

Les «lightboxes» exposées sont autant de réminiscences visuelles d'objets déjà vus sans avoir été réellement regardés, de signes reconnus sans être connus. Ainsi reconnaît-on le logo bleu-blanc-rouge d'Air France, et immédiatement, sans que le nom de l'entreprise ne soit cité, vient à l'esprit le message associé à Air France, sans que l'on sache exactement comment on le connaît.

Par ce processus Daniel Pflumm met en relief la force de persuasion de l'imagerie publicitaire et de ses codes, et son impact sur notre inconscient. Une simple association de formes et de couleurs est immédiatement associée à certaines qualités ou valeurs que la marque veut nous transmettre. D'autres œuvres reprennent ces codes, pour former de nouveaux «logos», dont la simplicité plastique étonne par son efficacité visuelle. L'artiste suisse reprend ici le thème cher aux artistes du Pop Art, en particulier à Andy Warhol, du détournement des signes de la communication visuelle et de la mise en valeur de leur qualité esthétique.

Daniel Pflumm - Sans titre 2005
Daniel Pflumm - Sans titre 2005

 

Dans le cadre de Surfaces polyphoniques, Daniel Pflumm présente des sérigraphies sur aluminium, des caissons lumineux et une vidéo Berlin (2005).


“En récupérant des logos existants issus de notre environnement quotidien, des films d’entreprise ou publicitaires, il semble imiter les tâches d’une agence de communication ou de graphisme, comme on duplique un programme informatique, mais en “libérant les formes” produites par l’univers du marketing. Daniel Pflumm produit des objets dont la caractéristique première est d’apparaître détourés, dans un espace flottant qui relève à la fois de l’art, du design et du marketing publicitaire. Les logos capturés sont remis en semi-liberté, et, ainsi débarrassés de la marque qu’ils supportent habituellement, viennent se confronter à la mémoire de la modernité. Chez Pflumm, la publicité et le marketing deviennent des “freewares” que les usagers peuvent améliorer par eux-mêmes, à l’image de Linux en informatique.(…)
Pflumm ne se contente donc pas de pirater les codes existants, il construit des montages d’une grande richesse formelle. D’un subtil constructivisme, ses oeuvres sont travaillées par la recherche d’une tension entre la source iconographique et la forme géométrique et abstraite. On pourrait parler à son sujet d’une véritable esthétique tertiaire, retraitant la production et générant du service, de l’itinérance, à l’intérieur des protocoles culturels. (…) Le travail de Daniel Pflumm, artiste, pourrait aussi se définir comme le développement d’une agence de retraitement des formes qui puisse être aussi efficace dans la communication de ses messages que n’importe quelle entreprise spécialisée. Avec son label Elektro, Pflumm dispose de réels moyens de production ; quant à la complexité de ses références (abstractions historiques, pop art, iconographie des flyers, vidéoclips, culture d’entreprise) va de pair avec une grande maîtrise technique, ses films étant plus proches de la qualité en vigueur dans l’industrie du disque que de la vidéo d’art. C’est là une manière de brouiller la source du message – une technique de camouflage. S’agit-il de matériel promotionnel, d’art abstrait, de vidéoclips, d’une chaîne de télévision pirate ? Le projet de Daniel Pflumm consiste avant tout à effacer les traces de l’art comme lieu d’émission des signes.”*
“Une grande part de mon travail prend forme en réfléchissant diverses réalités. L'une de ces réalités est mon environnement immédiat. Il y a de nombreuses personnes actives autour de moi, avec des projets et des intentions admirables.
Le quartier de Mitte à Berlin offrait, par exemple, un incroyable degré de liberté dans les années 90. Une autre part importante de ce contexte est la réalité de la télévision, très importante dans mon travail vidéo, et le monde de la musique, cette société qui a ses propres règles, son propre droit, comme un système semiperméable.”**

*Extrait du texte de Nicolas Bourriaud dans le catalogue Pflumm Private, réalisé à l’occasion de l’exposition de Daniel Pflumm au Palais de Tokyo, site de céation contemporaine, Paris (12/02 - 28/03/2004)
**Daniel Pflumm, Flash Art, n°209, 1999, p. 78


 

Exposition : … confiture demain et confiture hier. mais jamais confiture aujourd'hui … 03.05.2002 > 26.06.2002

Icetrain, 1998 - Video 6,10 min., VHS and Beta copy


Daniel Pflumm - Icetrain, 1998 vidéo 6'10

 

 

Icetrain est une création de Daniel Pflumm, directement issue de la culture du mix, mêlant recyclage des formes et sampling d’images et de sons. Beat techno et impacts visuels pulsent pour délivrer une écriture plastique proprement physique. Le film défile, des couleurs, des taches lumineuses, reflets immatériels des vitres des trains qui passent de jour comme de nuit, mais aussi des images assistées par ordinateurs et des séquences compilées à partir de la télévision. Le clip s’adapte à la vitesse de déplacement du quotidien et au flux de l’information. L’oeuvre s’éprouve bien sûr, dans la durée et la répétition. Selon un principe d’équivalence, les données visuelles et sonores fonctionnent ensemble. L’esthétique contemporaine emprunte de nouveau à la culture populaire ses représentations et ses méthodes, pour toucher l’espace collectif et dissoudre les prérogatives du grand art. Ce nouveau langage immédiat puise dans le modèle de l’autoproduction musicale, dans le fourmillement des signes et dans la possibilité de leur libre usage, libéré des contraintes de l’idéologie de la communication. Cette pratique plus ou moins aléatoire des formes renvoie à une extériorité intime et vitale qui rend la pensée et le mouvement irréductibles à l’intelligibilité du sens. Icetrain rassemble les fragments épars d’une société désarticulée, active les données, articule le sens en son absence plutôt que de créer une simple esthétique. Le fort pouvoir d’abstraction de cette pièce est à mettre dans cette perspective, comme négation du néant dans lequel la consommation voudrait nous engloutir. L’image dernière métaphore de la marchandise est vidée de son contenu, elle véhicule juste des signes génériques, vecteurs transitoires, stimulants d’une énergie continue. Il est question dans ce travail de frayage, comme de réconciliation entre la vastitude du vide et l’exotisme du monde. Les oeuvres de cette nouvelle génération d’artistes sont multidirectionnelles, polymporphes, ouvertes et fluides. A l’heure du mix la création est potentiellement permanente.

C.M.

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