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Artistes

Des constructeurs éclectiques I - Andrée Putman - A vous de jouer, 2003. FNAC, Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, inv. 04-291

Andrée Putman

Né(e) en 1925
à Paris
Vit et travaille à Paris


Longtemps perçue par les Français comme une excentrique choquante, aimant défendre l’indéfendable, Andrée Putman doit en partie sa notoriété aux étrangers.Les New-Yorkais furent les premiers à la regarder comme une artiste, icône parisienne du goût français. Les créationsAndrée Putman1978. Andrée Putman crée Écart, première agence à laquelle succédera vingt ans plus tard, l’Agence Andrée Putman qu’elle dirige toujours, à Paris dans le XIVème arrondissement.« Je suis ahurie de cette magnifique chance que j’ai d’avoir gardé la liberté, de ne pas avoir été la petite chérie de l’establishment, d’avoir échappé à l’abrutissement des récompenses et des honneurs », explique-t-elle pour justifier son parcours, hors norme. Inclassable par la diversité des expériences mais aussi par l’énergie,la longévité de sa créativité. Car c’est à 53 ans qu’Andrée Putman entamera véritablement la carrière qui l’a fait connaître de New York à Hong Kong.Une esthétique désencombrée. En matière d’agencement d’espace, d’architecture d’intérieur, Andrée Putman a travaillé pour des hôtels, des boutiques, des bureaux, des particuliers (Arielle Dombasle et Bernard-Henri Lévy lui ont confié en 2007 l’aménagement d’une maisonà Tanger) . À chaque fois on retrouve cette espèce d’esthétique désencombrée, de façon de ne pas vouloir dénaturer un lieu au point d’en révéler l’ossature, d’en mettre à nu les matériaux pour jouer de l’immatériel, des perspectives, des matières et des effets de lumière. On peut lire dans ses créations, tout ce qui fait sa personnalité : la volonté de casser les barrières, de réconcilier ce que les convenances ont banni, la volonté d’alléger la vie des autres, d’y apporter de la fantaisie sans jamais se laisser aller à la facilité. « Les lieux bourrés, suffoquant de richesse, d’effets, de scintillements me sont insupportables. C’est en réaction au plein que je joue avec la lumière. J’aime revoir l’espace tel qu’il m’est livré, dans toute sa nudité. »Pour éviter les objets lumineux trop visibles, pour jouer avec poésie des contraintes, Andrée Putman a par exemple transformé un escalier : dessiné sur le modèle d’un collier qu’elle chérit, il est devenu entre ses mains une spectaculaire source lumineuse, sans bien sûr qu’aucun fil ou ampoule n’apparaissent (Gildo Pastor Center, Monte Carlo, 1996). La lumière lui permet de facéties : elle inverse les vides et les pleins, raccourci ou allonge l’espace, fait varier les couleurs intérieures en fonction de la lumière changeante du soleil… elle truque la réalité.Ainsi, dans l’immense espace vide du hall d’entrée d’un Sheraton (Aéroport Charlesde Gaulle, 1996), une sorte de wagon de verre, improbable, strié de toute part, énorme nacelle lumineuse se dédoublant par réfléchissement sur le marbre du sol, structure l’espace, masque les ascenseurs et dissimule les locaux techniques. Le goût des improvisations jubilatoires« L’idée qui flotte derrière tout mon travail, c’est la réconciliation. Pour oublier toutes ces barrières entre les gens, toutes ces peurs effrayantes ». Un appétit de réconciliation qui va jusqu’aux matériaux. « Pauvre petit bout de ciment tu n’as jamais rencontré la mosaïque italienne dorée à l’or fin ? Vous allez être côte à côte dans la salle de bain. Et vous allez vous adorer car personne n’a osé vous présenter. Vous êtes l’histoire à l’envers l’un de l’autre ». Cette curiosité, cette absence de réticence va lancer sa carrière internationale : c’est l’histoire du carrelage noir et blanc utilisé pour l’aménagement de l’hôtel Morgans à New York (1984). Un simple grès cérame, utilisé parce qu’il était le moins cher, et décliné dans tout l’hôtel, sur les tapis, des descentes de lit, en frise dans les couloirs et jusque dans l’ascenseur.« Ces carreaux noir et blanc nous ont sauvé du rien », dira-t-elle

Exposition : Des constructeurs éclectiques I - Salle Entrée

2. Andrée Putman - A vous de jouer, 2003. FNAC, Ministère de la Culture et de la Communication, Paris, inv. 04-291

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