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Artistes

Des Constructeurs éclectiques I et II - Nicolas Moulin - Warmdewar, 2006 - vidéogramme

Nicolas Moulin

Né(e) en 1970
à Paris
Vit et travaille à Berlin, Allemagne

Exposition : En dehors des cartes - Ut ur Kotinu


Méthane est un film vidéo réalisé à partir de documents tournés dans des zones désertiques Islandaises en hiver 1997 et en été 1999.


La bande audio crée par Cédric Pigot joue sur un son bruitiste plus ou moins calé sur les mouvements de caméra et les chocs routiers ou aériens d'un hypothétique véhicule depuis lequel ce road movie est tourné.
".../... L'idée de faire du faux-vrai avec du vrai-faux." Nicolas Moulin extrait des images qui pourraient évoquer une planète dont la géologie est identifiable à celle de Mars et plus précisément à l'Islande avec trois dominantes géologiques : les champs de lave, les vallées basaltiques et les champs d'érosions glaciaire.


Ce document tourné à l'origine en couleurs naturelles, diffusé sur un écran informatique "ambre", devient orange, jaune et blanc, en évitant le sépia.


Les paysages enneigés sont métamorphosés en zone de lave où la glace devient la matière en fusion, les déserts islandais devenus ainsi ocres peuvent évoquer des paysages extra planétaires. Certains plans du sol, rediffusés au ralenti perdent leur échelle et donnent d'hypothétiques vues aériennes ou satellitaires. La qualité altérée de l'image, du fait du balayage de l'écran et des générations de bandes, donne au film un aspect de transmission difficile avec ce qui la caractérise : trame grossie, parasites, drops, etc. Cet aspect s'inspire directement des documents filmés par les sondes de la Nasa.
Malgré tout Méthane n'est pas un faux document de recherche extra planétaire, mais plutôt un voyage dans un paysage étrange dont l'origine de l'image et la destination du voyage sont laissés à la libre interprétation du spectateur.


"../...J'ai la préoccupation lorsque je réalise des pièces qu'elles soient perçues dans leur existence comme des objets non identifiés, des objets qui possèdent leur réalité propre, indépendante de leur processus de conception ou de fabrication, et cela quels que soient les techniques employées. Mon intérêt pour la modernité des espaces urbains contemporains s'efforce de ne pas glisser dans une analyse ou une critique sociale proprement dite. Il m'importe de naviguer dans une sorte d'intermonde où les repères s'effacent, laissant notre personnalité se confronter à un mystère. Des territoires où la perception devient plus onirique, plus analytique, plus cardiaque que mentale où l'archaïsme et la modernité peuvent former un mélange intéressant. Je cultive une certaine désorientation entre réalité et fiction ainsi qu'un caractère énigmatique pour transformer chacun en un public non averti".

Extraits des entretiens réalisés au CRAC avec Nicolas Moulin.

Exposition : Des constructeurs éclectiques I II - Salle N° 5 - volets 1et 2

36. Nicolas Moulin - Warmdewar, 2006. vidéogramme. Galerie Chez Valentin, Paris

Ensemble des vidéos présentées - exposition Des constructeurs éclectiques II - salle N° 5 :

32. Marie Legros - Marcher sur les choses, 1997.
33. Absalon - Solutions, 1992.
34. Elizabeth Creseveur - VHS Vidéos, 1993.
35. Marie-Ange Guilleminot
La démonstration du Chapeau-Vie dans la salle d’art, 1995.
36. Nicolas Moulin - Warmdewar, 2006.

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