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Artistes

Exposition thématique - Négociations - 25-07 au 15-10-2000

Michel Aubry

Né(e) en 1959
à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche)
Vit et travaille à Paris

 

Enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes


Michel Aubry procède d'une démarche conceptuelle qui confronte tradition et modernité, et qui se construit au travers de la musique, de l'artisanat, du design et des arts plastiques. Néanmoins, si ses travaux s'articulent autour d'une recherche dans le domaine musical, ce dernier se définit plus comme artiste que comme ethnomusicologue. Depuis quelques années, Michel Aubry collectionne toutes sortes de tapis. Dans le monde oriental, le tapis n'est pas un simple objet d'ameublement, mais plutôt un élément particulièrement impliqué dans la vie spirituelle, personnelle, familiale et tribale.

 

 

Exposition : Des constructeurs éclectiques I & II


Mise en musique du monument à la IIIème Internationale, 1921 - 2000. © Copyright Artiste. Courtesy Michel Aubry.

 

 

Mise en musique ...


Mise en musique du fauteuil de Gerrit Rietveld, 1924 - 2000. Courtesy Michel Aubry.

Mise en musique de la chaise droite de Gerrit Rietveld, 1924 - 2000. Courtesy Michel Aubry.

Mise en musique de la chaise rouge et bleue de Gerrit Rietveld, 1918 - 1998 - Collection privée, Claret.

Mise en musique de la chaise haute de Gerrit Rietveld, 1921 - 2000 - Collection particulière - Saint-Emilion.

Mise en musique de la chaise à dossier d'échelle de C. R. Mackintosh, 1902 - 2000 - Courtesy Michel Aubry.

 

 

 

Exposition : … confiture demain et confiture hier. mais jamais confiture aujourd'hui …


29 mai : Michel Aubry - David Legrand - Marc Guérini

 

Repliqûres de Les disparus de St Agil ...

 

"Repliqûres de Les disparus de St Agil et de la grande illusion" , 2000-2003 (30')

 

Synopsis Fantaisiste !

Aux studios Billancourt, entre 1936 et 1938, deux oeuvres incomparables du cinématographe furent tournés, l’une par Monsieur Jean Renoir, l’autre par Monsieur Christian-Jaque. Pendant le tournage un autre film original fut élaboré dans les mêmes studios, sur les mêmes plateaux, avec les mêmes décors, par des inconnus qui s’empressèrent de rejouer, une fois les lieux vides, les mêmes scènes en portant les costumes des premiers rôles.

L’entrée en scène du double des clefs Grâce à un double des clefs, chaque fois que les deux cinéastes et leurs équipes libéraient les studios, un petit groupe d’anonyme accédait aux plateaux clandestinement, profitant des décors et des costumes de la production pour tourner furtivement une réplique de la scène qui venait d’être jouée. C’est en tout cas l’impression que nous donnent les premières images de Répliqûres.

La Reconstruction, un monde de doublures, de copies et de répliques Répliqûres est un film original tourné en vidéo, d’après quelques scènes choisies puis volées aux Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque et à la Grande Illusion de Jean Renoir. Dans cette nouvelle version, tous les protagonistes, c’est-à-dire les acteurs et le chef opérateur, sont des doubles. Comme le montre l’histoire fictive de l’équipée clandestine aux studios Billancourt, il ne s’agit pas de ressembler aux acteurs principaux, mais de reconstruire chaque scène avec des moyens recelés, en dérobant les costumes et en s’arrangeant du décor laissé sur place. Répliqûres, sans jamais imiter, recré des scènes de film. La Réinterprétation : un cas de dissemblance et de mimétisme La ressemblance avec les scènes originales ne passe pas par une copie conforme des lieux et des personnages, mais, paradoxalement, par le truchement d’une dissemblance entre les acteurs d’origine et nous, entre les décors originaux et nos décors arrangés, transposés dans des lieux analogues à ceux des films. Cet ensemble dissemblant est, par ailleurs, troublé par le mimétisme trompeur de nos costumes, de nos mouvements et de nos cadres reconstitués de manière presque ethnographique. La différence avec le cinéma de cette époque, où les décors étaient construits d’après le cadrage, c’est que nous tournons dans des espaces préexistants dans lesquels nous devons reconstruire le cadre. Les mouvements de caméra sont retournés à l’échelle de ces cadres reconstruits.

“ Mais qu’est-ce que vous voulez qu’on foute avec une oeuvre d’art? ” Pour Les Disparus de Saint-Agil, cet effet de dissemblance et de mimétisme est visible dans la transposition générale de la scène choisie. Il accentue le double jeu de la confusion et de la duperie qu’exerce une copie sur son modèle, sujet du dialogue que répètent, à la lettre, les doubles de Michel Simon et de Robert Le Vigan (l’un jouant un professeur de dessin, graveur de plaques de faux billets, et l’autre le chef d’une bande de faux-monnayeurs) débattant des œuvres d’art et de leur reproductibilité. Pour le faussaire, l’art n’est utile que s’il s’emploie à copier fidèlement, que s’il est au service de la copie, sinon il ne sert à rien. A l’inverse, le graveur de faux billets aspire, par son art de copiste, à posséder de véritables oeuvres d’art, d’authentiques chefs-d’oeuvre.

Quand la ressemblance n’est pas un caractère dominant, c’est un double lointain Dans La Grande Illusion, au-delà du titre, il y a une sorte d’avertissement à propos du rapport entre les répliques et leurs modèles. Tout commence par les lieux où le capitaine de Boeldieu (Pierre Fresnay) retrouve le commandant von Rauffenstein (Eric von Stroheim) : les intérieurs de la forteresse de Wintersborn, reproductions cinématographiques des salles du château du Haut-Koenigsbourg, lui-même copie de citadelle médiévale reconstituée au début du 20ème siècle pour le Kaiser. Cette réplique de château devient le lieu où von Stroheim va créer son propre monde, à l’intérieur de celui de Renoir. Et ce que celui-ci filme dans les scènes jouées au Wintersborn, c’est la formation du monde de von Stroheim dans le sien, c’est von Stroheim s’emparant du château, pour le réinterpréter en une forteresse de fantaisie. Nous, nous filmons notre incursion dans le monde de von Stroheim pris dans celui de Renoir. Pour se couler dans ses mondes et nous confondre avec les personnages d’origine, nous avons confectionné des costumes mimétiques d’après ceux qui étaient portés. Mais il y a une différence essentielle entre les costumes du film (qui étaient des costumes de théâtre) et les nôtres : la réplique, la copie, de la scène nous ont conduits à la reconstitution et, par conséquent, à la recherche et à la transformation sur mesure des uniformes originaux qui s’y rapportent. C’est ainsi que, petit à petit, l’écart inhérent aux notions de reconstruction et de réinterprétation amène les doubles à s’éloigner de leurs modèles, acquérir une autonomie et devenir des originaux.

Le numéro de duettistes, une collaboration d’artistes non-négociable - Au départ Répliqûres est l’aventure d’une collaboration d’artistes déclarée dans des mondes préexistants, ceux des films. Une collaboration d’artistes non-négociable par les termes d’un contrat :

- dans Les Disparus de Saint-Agil, les termes du contrat proposent une soumission.

- dans La Grande Illusion, ils impliquent une égalité. Et c’est cela qui est non-négociable, car on ne peut pas bricoler le scénario pour devenir égaux : l’image de notre collaboration était déjà scénarisée.

 

 

 

Exposition : Négociations

 

 

Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Biarritz, Chi...



Oeuvre exposée : Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Biarritz, Chine Populaire, Bulgarie, Daghestan, Georgie, Iran, La Mecque, Ousbekistan, Pakistan, RDA, Sardaigne, Turkmenistant, URSS, 2000


Michel Aubry présente ici, comme dans un souk, une partie de son importante collection de tapis : tapis Afghans, tapis caucasiens des années 30/35, tapis de jeux de boules et de roulettes mais aussi des châles turkmènes, des vêtements de l'armée soviétique, etc.
Durant la guerre d'Afghanistan (80/89), une production intensive de tapis s'est développée dans lesquels furent introduits des motifs guerriers, invisibles au premier regard. Une transaction incroyable s'est instaurée entre les soviétiques (soldats sans solde) et les afghans. Dans la tradition des trophées de guerre, les soldats soviétiques troquaient leurs armes contre ces tapis.

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Le centre d'art sera fermé pendant l'accrochage de la prochaine exposition collective Tempête du Lundi 25 septembre au Vendredi 24 novembre 2017 à 18h30, jour du vernissage.

 

Invitation au CRAC de Carole Delga - mardi 18/7/2017 19h


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