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Artistes

Exposition thématique Voix off - 16/10/2005 au 31/12/2005

Mohamed el Baz

Né(e) en 1967
à Ksiba, Maroc
Vit et travaille à Casablanca, Maroc

 

 


Bricoler l'incurable. titre générique donné par Mohamed el Baz à son oeuvre, est apparu lors de l'exposition Le milieu du monde en 1993 à Sète (exposition préfigurant le CRAC)."Mon travail consiste à agencer cet incurable (...), Malgré notre volonté d'agir sur le monde, nous ne faisons en fait que bricoler". M. el Baz - Chaque installation, objet, image, texte sonore, performance et livre d'artiste est conçu comme un détail de l'ensemble. Mohamed el Baz confronte les gestes du quotidien, les marchandises et leurs circulations, le réseau d'informations TV, les journaux, etc.À chaque fois, le public est amené à explorer les pistes visuelles (vidéos, photos, dessins muraux) et textuelles (extraits de journaux, mots peints...) qui lui sont offertes.

Bricoler l'incurable. Détails Niquer la mort / Love suprême, est une oeuvre in progress. Sans cesse réinventée, elle continue à se développer à l'occasion de chaque nouvelle exposition par l'apport de nouvelles productions. Sète est une étape importante entre fiérouvilleSaint-Clair. Düsseldorf, Londres, Paris, Roubaix, Dubaï et bientôt Las Palmas, Stockholm, Tokyo et Johannesburg.

En partant de l'idée du stand de tir, dans la première salle, un espace se construit autour d'une grande carte du monde stylisé. Des impacts de peinture dessinent, pointent des sites géographiques précis. C'est alors une grande peinture où le monde se révèle sous les coups subjectifs du tireur. L'envers du décor révèle une structure de type palissade de chantier brute, solide et en même temps fragile. Invisible côté endroit, elle pourrait être l'espace même du chantier à construire, du possible.Une grande table, structure minimale en bois, située dans l'axe de l'entrée et dans un rapport frontal avec la carte, nous accueille. Une série de portraits anonymes dont les regards semblent s'abstraire, en recouvre la surface. Ils nous invitent à un moment de recueillement. Sur cet ensemble, six écrans plats diffusent des vidéos en boucle.

Dans l'une d'elles, Niquer la mort / Love suprême : une voix-off raconte, et en léger différé sur l'écran, le texte s'inscrit. Cette table est conçue comme un établi, table de dissection, lieu où les fragments s'assemblent, où tous les éléments sont laissés apparents. C'est une sorte de machine autonome qui engendre sur un mode intime, mélancolique sa propre respiration.En toile de fond, derrière cette table, une série d'images est collée directement sur le mur telles des affiches : face à face interrogatif, voire brutal, intense, entre ce qui appartient au domaine public dans son universalité, sa démesure, et le monde intime avec ses préoccupations existentielles. Empreintes simultanément de légèreté, d'insouciance et de gravité, ces images nous renvoient à notre propre individualité et à toutes les contradictions qui l'accompagnent.

Une série de dessins réalisés à la palette graphique est insérée dans un wall painting représentant des mains entrecroisées. Le trait est hésitant, volontairement le dessin évoque un espace de liberté, de réinterprétation de la réalité. Le geste est conditionné par la machine. Il rend tangible notre émotion, perception de la fragilité de l'être. Une vidéo s'inscrit sur ce mur de dessin, elle est chaque fois choisie en fonction du contexte : ici, des dizaines et des dizaines d'adresses mail défilent en animation. II n'y a pas vraiment de choix, ce sont simplement des gens qui lui écrivent. Uespace est ici investi comme une continuité de la liberté offerte par le livre in progressLes images suspendues dans l'espace ont été choisies pour leur caractère emblématique : une série de situations extraites des quotidiens. Les tètes s'enflamment masquant des visages célèbres ou anonymes. Au fur et à mesure des installations, Mohamed el Baz produit un journal de bord d'événements publics. La violence supposée de la mise à feu laisse place alors à des souvenirs, à des remontées de mémoire et des tentatives de reconstituer quelques bribes de notre histoire.Dans cette installation, le parti pris de l'artiste est de faire cohabiter des personnages proches de lui à cette machine qui respire au rythme du monde. "J'ai toujours été intéressé par la figure du témoin. Ce projet est autant un espace à vivre que simplement un espace à voir. Les connexions s'opèrent, les multiples couches se révèlent sous nos yeux et toujours une part du travail reste à accomplir...".

Biographie de Mohamed El Baz

 


 

Exposition collective : L'Entrée - Mohamed EL BAZ - 10.10 > 07.12.2008

Exposition collective dans l'espace d'entrée du Centre Régional d'Art Contemporain à Sète.

 

Expo L'Entrée © CRAC LR à Sète - Mohamed EL BAZ
Exposition collective L'Entrée © CRAC LR à Sète - Mohamed EL BAZ, Lovesupreme 2008, 10 photographies couleur 30 x 42cm chacune

 

 

 

Exposition thématique " VOIX OFF " - Mohamed El Baz - 16.10 > 31.12.2005

 

Expo L'Entrée © CRAC LR à Sète - Mohamed EL BAZ
Exposition collective L'Entrée © CRAC LR à Sète - Mohamed EL BAZ, Bricoler l'incurable, 2005 - installation. Photographie André Morin

 

 

Bricoler l'incurable, 2005 - installation

Bricoler l'incurable - Niquer la mort / Love suprême, 2005 - installation

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