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Artistes

Des Constructeurs éclectiques II - Karim Ghelloussi, au premier plan : Spettacolo spettacolare 1, 2006 - luminaire

Karim Ghelloussi

Né(e) en 1977
Vit et travaille à Nice (06)

Karim Ghelloussi est né en 1977. Il vit et travaille à Nice où il expose ses œuvres depuis 2001.
Il réalise sa première grande exposition en 2003 au centre national d’art contemporain Villa Arson à Nice. Depuis 2005, il est représenté par la galerie Catherine Issert

 

Karim Ghelloussi investit l’espace avec un ensemble d’œuvres hybrides, à la croisée de la figuration et de l’abstraction, de la sphère décorative et conceptuelle, de la sculpture, de la peinture et du dessin. “les éléments constituants ne sont que posés, maintenus dans un équilibre précaire qui rejoue l'instant figé. L'élémentarité du dispositif fait tension avec la multiplicité des images convoquées. C'est sur cette tension que s'articule la construction mentale, au sens où la grammaire est l'articulation d'un discours” - K.Ghelloussi.

Karim Ghelloussi a construit un ensemble de cinq nouvelles sculptures d’expressivité urbaine fortement marquée, réparties chacune dans une salle. Des sculptures de petites dimensions sous vitrine, issues de la série Etudes et chutes, se mêlent à celles réalisées par Philippe Mayaux. Karim Ghelloussi travaille sur l’écart entre le réel et sa représentation, sur la construction d’une image par l’appropriation d’un objet, fragment du réel. Il récupère des objets chinés, des chutes d’ateliers qui constituent le vocabulaire de base de ses sculptures. Dans la série Etudes et chutes, les objets choisis sont des bibelots et chinoiseries, appartenant au champ des arts mineurs, et considérés comme kitsch. Ils constituent des archétypes d’un imaginaire commun habité de clichés culturels. L'aura désuète de l'objet est contrebalancée par l’ajout de formes « monstrueuses », de coulures noires, en opposition avec le modèle initial. Ce processus de va-et-vient entre l’évidence des matériaux et la symbolique de la forme est également à l’œuvre dans les sculptures de grandes dimensions pour lesquelles l’assemblage apparent de chutes de son atelier permet de reconstituer les gestes de l’artiste. Dans la grande salle, Demain dure encore, une grande étoile en volume, est recouverte de papiers blancs peints en noir, puis déchirés. Ce geste évoque l’œuvre de l’artiste Raymond Hains, porte parole des nouveaux réalistes, dont le travail avec les affiches lacérées prélevées dans la rue a constitué un moment clef de l’invention par l’art d’une nouvelle poétique du réel. La contradiction métaphorique du titre Demain dure encore est également présente dans la sculpture La lotta continua, dont le titre se réfère au groupuscule gauchiste italien du même nom créé en 1969 et dissous par la suite. Là aussi l’œuvre suggère un lien possible entre « le désir politique d’un moment historique et un geste artistique qui lui est concomitant » (Karim Ghelloussi ), en l’occurrence les peintures à la bombe que l’artiste Martin Barré réalise dans les années 1960. La relation au réel de l’œuvre de Karim Ghelloussi se livre de manière quasi littérale dans la série des cinq miroirs brisés auxquels répond la peinture murale Donald exit de Philippe Mayaux. La perception sensorielle est ici déformée par les miroirs brisés et la dissolution de la figure de Donald dans les méandres du dessin d’une grotte. L’illusion des formes, de ce que nous en percevons est à l’image de l’art dans sa tentative de représenter le réel, le mythe de la caverne de Platon nous ayant appris que les apparences sont trompeuses. Une même rhétorique anime le travail de Philippe Mayaux : « Je suis l’illusionniste montrant au regardeur ce qui n’a réellement aucune importance et lui cachant l’essentiel, c’est-à-dire ce qui produit les apparences. Je lui demande simplement d’être mon complice dans cette tragédie de la caverne ». Les maquettes de péniches chinoises intitulées I ‘d would like to fly in the sky with you, mises en relation avec la peinture murale, Welcome to greencity de Philippe Mayaux, dessinent un paysage construit par la fulgurance du souvenir, pour l’un, par une pensée visionnaire, pour l’autre. L’évanescence des formes, les tonalités pastels, la mélodie du titre et la bande son en dialecte du Sichuan émise par les barges, suscitent la rêverie. Là où I ‘d would like to fly in the sky with you semble construit comme la rémanence d’un souvenir que l’on survole, «Bien qu’ils échappent à une définition unique : les grands ensembles, deux blocs construits avec des panneaux de bois recouverts de tags, représente une idée générale, bâtie à la verticale et qui nous surplombe : une idée de ces résidus modernistes qui signent les grands ensembles

 

 

Salle N° 1 - volet 2

5. Karim Ghelloussi - Spettacolo spettacolare 1 , 2006 - © Copyright Artiste. Collection FRAC IdF.

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